Journée
de Noel 2002 façon "Gaga"
(Texte d'Andrée Chambon née Soubeyrand)
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Pour la Noël 2002, la Francine nous a tous fait venir à Lyon. Pour ça, bein sûr, elle est partie au marché faire ses commissions pour nous gâter avec un repas bien conséquent et pour que sa maison soit bien accueillante . D'abord, elle a acheté un beau sapin vert sans "Babet", parce qu'à la Noël, on le décore rien qu'avec des boules et des guirlandes de toutes les couleurs. Sur sa table, elle a posé un beau "piat" et elle a sorti toute sa jolie vaisselle, alors quand on est arrivé on a tous été essorillés et ébaïs. Elle a dû bien apincher les étalages des magasins, car elle nous a fait que des bonnes choses. Pour remplir ses coquelles, elle a pas rechigné. Du bitor au fois gras, ça commençait bien déjà à l'entrée. Mais elle nous connait bien beauseigne on n'est pas des pichorgnes dans la famille, y a qu'à nous reluquer on fait pas pitié ! Ces jours là qu'elle s'est dit : On met pas des patates au sarasson ni même des barabans mêm que ça soye bien bon, hein ! Alors, on a eu droit aux petites légumes "pois dégrénés, racines, champignons, et autres "la même", et pis la viande, c'était du chapon, "fouya" qu'est-c'était bon ! |
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Avec ça on a bu du bon blanc Saint Croix et du Côte du Rhône choisis par son Lozérien. Et du fromage y'en avait de toutes les sortes, si bien qu'on était "coufles", tous bons à piquer un roupillon"
Mais le café de sa débelloise i nous a bien requinqué surtout avec les bûches de Noël que la Coissou elle avait commandé dans une bonne pâtisserie à Lyon.
Et bein mes belets après on risquait oas d'akker faure des combécilles dans les prés on aurait bien débarouller !
Alors on a chanqué un peu, histoire de se remémorer des trucs comme aller chercher le lait dans la biche chez la mère Baron, ou chicoter les bugnes que la marthe elle nous faisait pour mardi gras. On a mêm reparlé du benon où on se lavait à la lumière du cafuron de la cuisine.
Comme les plus petites elle s commençaient à faire leur jarjille on est parti faure un tour histoire de se dégourdir un peu les guiboles. En revenant on a mangé encore quelques petits fours et des chocolats que la Francine avait mis à la grataille dans un plat. La matru elle avait machuré toute sa jolie robe, mais on l'a pas trop grondée parce qu'on les mazante bien assez ces piossous.
Enfin je barjaque je barjaque et l'après midi se termine et on va repartir à saint té en espérant qu'avec ce temps y aura pas trop de la blâge. Et demain, c'est la gandoux qu'auont le boulot parce qu'avec tous ces gueuletons les poubelles elles seron bien pleine ! Nous j'espère qu'on digèrera bienle notre de gueuleton et qu'en se levant on aura pas trop les ébariaules et des piquerles devant les yeux et pas trop mal aux cheveux !
Dédé.
Merci à Francine et à Pierre pour ce bon repas et cette belle journée.
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